les mines d’or et autres : quelques points à garder à l’esprit

 

 

IMPORTANT : Ce site a fait l’objet d’une réactualisation le 9 février 2009 (cf lien ci-dessous). Il est néanmoins encore utile à examiner. Merci

 

http://www.more.cfinance2000.com/selection3.htm

 

 

Préambule 

 

Ce site constitué de posts publiés sur les forums depuis fin 2001 et sommairement réactualisé au 25 mai 2008 a vocation à attirer votre attention sur différents points important sur le marché de l’or et des mines. Vous n’y trouverez aucune considération et conseil sur les mouvements à court terme de ces actifs. Je privilégie une approche moyen et long terme dans le choix de mes placements.

 

Je vous en souhaite une bonne lecture et formule tous mes vœux de réussite dans vos projets d’investissement.

 

 

Une vision claire et synthétique des 50 plus grandes mines d’or et d’argent du monde (fichier excel ou htm)

 

J’ai fini par  surmonter certaines difficultés techniques. Voici une mise à jour (23 mai 2008) du fichier excel ou htm des 50 principales mines d’or et d’argent du monde. Vous y trouverez plus de 50 indicateurs relatifs à l’analyse technique (moyenne mobile) ou fondamentale (PER, actif net etc)

Pour certaines mines, vous disposez de l’évolution des cours (plus bas plus haut) sur plus de 35 ans, depuis 1971 c'est-à-dire le début du premier bull market sur l’or et les matières premières qui a culminé en novembre 1980.

 

Afin de juger du comportement de ces actions vis-à-vis de leurs sœurs, j’ai rajouté dans mes traitements informatiques les plus grandes sociétés US par secteur (banque, énergie, santé, techno etc).

 

Ces fichiers ont vocation à être produits à intervalle régulier, tous les mois ou plus au moment lors de la saison des résultats. En effet la procédure d’extraction des données sous Internet qui m’a donné tant de mal est largement automatisée.

 

 

http://www.more.cfinance2000.com/goldmines.xls

http://www.more.cfinance2000.com/goldmines.htm

 

 

 

L’IMMENSE DOUG CASEY à écouter et à lire

 

J’ai constitué un fichier audio MP3 à partir d’interviews vidéo début 2006 de deux TRES grands messieurs de la Finance Internationale

Doug Casey et James Dines. Je possède tous leurs écrits sauf le dernier livre de Dines, Mass psychogogy et les relis à intervalle régulier tellement ils sont centraux.

 

Leur énorme avantage : ils sont dans une position où ils peuvent appeler un chat un chat, caractéristique rare dans le monde de la Finance. Tout figure dans ces interviews, les choix de support à retenir sur le moyen et long terme, l’explication de la déflation et de l’hyperinflation (cf l’analyse de Dines) etc etc

 

Régalez vous et méditez car il est possible que ces analyses vous sauvent de grands ennuis plus tard. En effet je perçois mal la viabilité des systèmes de retraite par répartition car ils sont incompatibles avec la déflation et la mondialisation que nous vivons. A minima l’Euro paiera…

 

Voici les fichiers en question (cliquer dessus) :

 

Doug Casey janvier 2006 part1

 

Doug Casey janvier 2006 part 2

 

James Dines interview part 1

 

James Dines interview part 2

 

 

Pour ceux d’entre vous ne maitrisant pas la langue de Shakespeare vous trouverez ci-dessous un pot pourri (en vrac) des idées présentées par Doug Casey lors d’une interview début 2006, cad il ya quelques mois. Tout cela est dit avec l »humour à froid légendaire de Doug Casey. Un régal.

 

1) les marchés

 

Tout d’abord, on commence très fort :

 

« Bulls make money bears make money only pigs get slaughtered »

Les haussiers font de l’argent les baissiers aussi seuls les cochons sont menés à l’abattoir.

 

La civilisation américaine a culminé fin des années 60. Elle est engagée dans une phase de repli depuis

Le marché a été fabuleux de 1982 à 2000 (en France aussi)), D Casey pense que nous sommes engagés dans un bear market séculaire et il n’est pas du tout haussier sur les actions, l’immobilier et les obligations (l’interview a eu lieu en janvier 2006).

 

Les obligations constituent une triple menace pour votre patrimoine

 

-          elles sont soumises à un risque de crédit – les taux longs ne vont pas descendre jusqu’à 0%  mais il est possible qu’ils remontent au-delà de 10% , en conséquence leur valeur s’effondrera

-          les obligations sont libellées dans des monnaies (us dollar, euros, yen) qui ne sont que des bouts de papier (« toilet paper » pour être précis)

-          enfin les obligations sont soumises au risque de défaillance de l’emprunteur, émetteur de type état compris

 

Les mat 1° et l’or sont engagées dans un bull market qui a débuté en 2000/2001, les cours n’ont fait que doublé voire triplé pour certaines mat 1°, ce qui est encore raisonnable,  les cours lors d’un bull market puissant progressent beaucoup plus

 

L’once pourrait atteindre les 2000 $ d’ici quelques années. DC ne privilégie pas les grandes mines (Newmont Barrick) mais plutôt les juniors dont il souligne l’énorme volatilité, supérieure à celle des valeurs internet. Ces valeurs restent incroyablement prometteuses car elles ont souffert d’un énorme bear market durant les années 80 et 90 (en dépit d’étonnantes phases haussières sans lendemain) et que le nombre de personnes intervenant sur la bourse a explosé depuis 20 ans, notamment grâce à l’internet

 

L’immense majorité de ces cohortes de nouveaux arrivants ne connaît absolument rien à l’analyse financière et boursière et sont simplement des suiveurs de tendance, ceux sont ces personnes qui déclencheront un énorme marché haussier sur les mines d’or dont l’intensité sera plus importante encore que celui sur les valeurs internet de 99-00. Même des sociétés d’exploration sans valeur (« total garbage ») arriveront à atteindre des cours de plusieirs dizaine de dollars alors qu’elles se négocient pour 10 fois moins à l’heure actuelle avant de s’effondrer au final.

 

Il y a trois stages dans un marché haussier majeur et nous sommes au second. Le premier ayant débuté fin 2000 est passé, nous évoluons dans le second qui se traduit par une forte volatilité les indices montant et baissant de façon successive, les investisseurs ne s’étant pas encore « lachés » en quelque sorte. La 3° période sera une incroyable mania.

 

Le cours de l'uranium devrait atteindre les 100$ par livre car Il faut 10 à 15 ans pour mettre en production une nouvelle mine d’uranium. L’énergie nucléaire est la forme d’énergie la moins chère, la plus propre et la plus sécurisante. C’est la raison pour laquelle plus de 12 centrales nucléaire sont mises en route chaque année à travers le monde et cela n’est pas prêt de  s’arrêter. Le charbon très utilisé actuellement est une catastrophe écologique.

 

 

2) SITUATION INTERNATIONALE

 

La guerre en Irak est une catastrophe. D Casey a des mots très durs envers Bush et son équipe.

 

Le cours du pétrole va continuer de s’apprécier principalement à cause de la croissance chinoise et indienne. En outre les gisements faciles d’accès sont presque à sec. Enfin il existe aussi un risque politique, la tension avec l’Iran : des pétroliers coulés par les Iraniens dans le détroit d’Ormuz pourraient propulser le pétrole à plus de 200 $ le baril.

 

Doug Casey a récemment visité la Syrie, Il s’agit d'un pays agréable, peuplé de gens tranquilles et accueillants. A mille lieux de l’image colportée par les journalistes dont beaucoup entretiennent une forme d’hystérie collective afin de s’attirer les faveurs d’hommes politiques.

-           

D Casey s’inquiète de la montée en force des néo républicains aux USA.

 

Il a eu l’occasion de lire un essai de Greenspan publié en 1968 militant pour un rattachement de la monnaie à l’or. Depuis Greenspan nommé à la Federal Reserve  a été totalement corrompu par le système. Il a été à l’origine de la plus stupéfiante croissance monétaire de l’histoire de l’humanité. Le monde entier le considère comme un génie alors qu’il a été simplement chanceux d’être présent au moment où les taux longs ont connu une énorme phase de baisse entraînant  l’appréciation des actions et des obligations que nous connaissons.

 

D Casey a un avis mitigé sur Bernanke dont il souligne néanmoins l’humour : en cas de déflation de l’économie, Bernanke s’est engagé à jeter des billets de 100 $ d’un hélicoptère. Nul doute qu’une initiative du même ordre mais moins voyante serait prise en cas de graves prob économiques que DC nous promet lors des prochaines années.

 

LE DOLLAR ET L’IMMOBILIER

 

Des trillions de dollars sont détenus par des non américains (chinois, japonais, russes, arabes, européens etc). On notera qu’il y a plus de billets de 100$ en circulation en Russie qu’aux USA .

 

A la fin des années soixante, il était possible d’échanger auprès du gouvernement ces dollars contre de l’or. Les USA ne fabrique plus grand-chose à l’heure actuelle et donc n’ont pas grand-chose à offrir en contrepartie de ces dollars détenus à l’extérieur du pays. D Casey doute que les Chinois se déplacent aux USA pour y consommer des hamburgers avec les $ qu’ils détiennent en réserves dans l’hypothèse où ils voudraient s’en dessaisir.

 

L’or devrait être un investissement de choix pour les banques centrales (asiatiques notamment) à la  recherche d’une diversification hors du $, les autres monnaies ne constituent pas une alternative sérieuse car comme le $ elles sont entachées de dettes présentes et futures (cas de l’euro par exemple – autre forme de « toilet paper »).

 

Lorsque les opérateurs (particuliers, institutions et entreprises du monde entier) réaliseront qu’il n’y a rien en contrepartie du $ alors nous assisterons à des ventes désordonnées qui propulseront l’inflation et les taux d’intérêt à des niveaux comparables à ceux du début de la décennie 80.

 

Les marchés obligataires et immobiliers ne s’en relèveront pas mais les actions en tant que support d’actifs réels infine pourront tirer leur épingle du jeu à un moment donné.

 

La sensibilité de l’immobilier aux taux d’intérêt est exacerbée par la fait que la quasi totalité des prêts immobiliers aux USA sont faits à taux variable et non fixe d’où une augmentation drastique des échéances en cas de remontée des taux, phénomène aggravé par la lourdeur des taxes foncières aux Etats-Unis (en moyenne 1% de la valeur d’une propriété à verser au FISC tous les ans).

 

D Casey se positionne sur l’immobilier quand les prix sont bas comme c’était le cas en nouvelle Zélande en 2000.

Depuis ce marché a explosé et la monnaie néo zélandaise s’est largement appréciée par rapport au dollar. Il pense que le marché immobilier argentin  est à des cours d’achat. Les anciens gouvernements argentins ont été tellement corrompus et ineptes dans leur politique économique qu’ils sont arrivés à détruire totalement le marché obligataire argentin. Toute transaction sur une propriété en Argentine se fait donc en cash (paiement comptant), ce qui explique les prix immobiliers insignifiants.

 

 

Conclusion : Ouch ça décoiffe mais les concepts exposés dans cet interview sont diablement importants

 

UPDATE au 28 février 2006

 

J’ai enfin trouvé un peu de disponibilité afin de réactualiser ce site, brouillon je vous l’accorde, mais le peu de temps dont je dispose me contraint à privilégier le fonds par rapport au fonds.

 

Dans ce chapitre, vous trouverez les articles suivants publiés sur différents forums au cours des deux derniers mois. Ils ont été plébiscités (système de recommandations) par les lecteurs de plus en plus nombreux de ces forums.

 

Les thèmes traités sont entre autre :

 

-          phénomène de contagion des actions vers les mines d’or lors d’épisodes baissiers marqués

-          brève étude sur DRD gold

-          analyse des derniers résultats trimestriels d’Harmony

-          101 000 rands par kg d’or, Ladies and Gentlemen !!!

 

HAVE FUN

 

Drooy évaluation je tombe au bureau sur un rapport pas mal>>
mal ficelé du tout >

Sur La valeur de Drooy. L’étude a été faite au cours de l’été 2005, époque à laquelle les sudafs se traînaient avant leur formidable hausse que nous connaissons tous. Quelques conclusions peuvent en être tirées.

1) on s’intéréssera avant tout à deux actifs de DRD Gold, Blyvooruitzicht (évalué à 210 millions de dollars) et à la participation dans Porgera valorisée mi 2005 à 198 Musd. C’est avant tout la destinée de ces deux gisements qui va influencer le cours de Drooy
2) les actifs réévaluées nets d’impôts (surprenant je pensais que drd gold disposait d’un report fiscal déficitaire très significatif) valent en tout 415 Musd pour une ensemble de dettes yc obligations convertibles de 110 musd. Le tout confère une net asset valeur de 1.2 $ par action. La valeur négative de remplacement des contrats de hedges sur l’once d’or est de l’ordre de -2 millions de $, small beer.
3) Tolukuma et Vatujoula valent seulement 35 musd, ce qui à dire peu de choses comparées aux actifs cités précédemment cités il convient de le préciser afin de maintenir les choses dans leur juste proportion
4) ERPM est évaluée à 39 musd. Il est important de souligner que cet actif vaut sensiblement plus maintenant eux égards à l’amélioration de l’exploitation et à la formidable hausse des mines marginales (cf performance en 2005 de Simmers and jack, plus de 500 % en 2005)

Au total je trouve l’analyse de la valeur des actifs spécifiquement sud-africains très prudente ( elle a été effectuée mi 2005, on le précisera) et pense que si les résultats publiables dans quelques jours ne déçoivent pas alors nous sommes partis rapidement pour 2-2.5$. Cela requiert que la valeur de l’or en rands se maintienne dans les eaux actuelles.


Résultats trimestriels d’Harmony. Pensez à arrêter les >>>>
conneries !

Ces résultats du 4trim05 apparaissent comme bons si seulement on se donne un peu la peine de les analyser.

En matière de mines d’or, j’ai toujours dit qu’il fallait analyser à la fois les résultats d’exploitation et le résultat net, la question est complexe mais il est possible d’affirmer que les résultats d’exploitation dans le cas d’une mine (cash earnings) sont plus importants que le résultat net (headline loss) qui comporte de façon quasi systématique des elts exceptionnels.
Il faut tout de même bien comprendre que :

- le résultat opérationnel est passé de 119 Mrand au 3Trim05 (fin sept) à 389 Millions de rands au 4 trim05 fin décembre (+ de 250% !!!) sous l’effet avant tout de la hausse du cours de l’or en rands (explication de la 2/3 de cette superbe hausse) et de l’accroissement de la production (1/3 de la variation).
- le coût par once produite est de 389 $ en chute de 3% sur un an (le renchérissement des coûts d’exploitation imputable à la hausse du rand c’est fini)- cours actuel de l’once, environ 550$
- la perte trimestrielle qui semble t’il trouble beaucoup d’observateurs qui devraient tout de même aller jeter un coup d’œil sur le site harmony.co.za (tout y est expliqué) provient de la moins-value sur la cession des actions Goldfields acquises lors de la tentative d’OPA ratée Et EXCLUSIVEMENT de ce fait. Cette perte s’explique donc par un facteur EXCEPTIONNEL, qui n’a pas vocation à se répéter.

La preuve (source rapport trimestriel) figure ci-dessous.

RECONCILIATION BETWEEN BASIC AND HEADLINE LOSS
Headline earnings in cents per share
Quarter ended December 2005

Basic earnings                                                        6                     -2 cts au trimestre à fin septembre)
Profit on sale of mining assets                              (3)
Profit on disposal of Gold Fields investment       (78)
Headline loss                                                           (75)                 -86 cts au trimestre précédent

Le 2° trimestre ne s’annonce pas trop mal (possible poursuite de la réduction des coûts).

Voilà, vous êtes maintenant un peu plus briefés sur les résultats d’Harmony qui, à mes yeux (cela n’engage que moi – je suis actionnaire d’HMY par ailleurs), subi à l’heure actuelle une correction destinée à effrayer les « weak hands ».

A+

 

Important : prévisions de bénéfices 2005/06 pour mines >
L’édition d’Investir de cette semaine constitue une cuvée très intéressante et je vous conseille d’en faire l’acquisition. En effet, on y trouve un inventaire très bien fait incluant les données financières réelles et prévisionnelles des valeurs étrangères cotées à Paris et sur d’autres places.

Les bénéfices par action relatifs aux mines et le PER sur la base de la prévision 2006 (et des cours actuels) sont les suivants (yc drd gold) :

BPA                                                 BPA juin05                BPA juin06                BPA juin07                            PERjuin07

Anglogold                                         .68                              .91                              1.15                                       40fois
Gold fields                                        0.05                            .49                              .71                                          24fois
Harmony                                           -1.17                          -0.04                          .13                                          NS
DRD Gold                                         -0.15                         0.04                            .12                                          14 fois

BPA                                                   BPA04                       BPA05                       BPA06                                   PER06

Barrick gold                                      .38                              .38                              .58                                          43fois
Placer dome                                     .39                              .25                              .38                                          52 fois

Nota

Stilfontein est mentionnée mais non étudiée compte tenu de la scandaleuse suspension des cotations depuis le 7 juin 2005. J’espère que cela n’est pas un nouveau coup de Jarnac de la part des sud-africains. Ne pas hésiter à s’en émouvoir auprès de l’AMF. La valeur aurait dû exploser depuis l’envolé de l’once et des mines mi 2005.

Quelques commentaires :

- ces prévisions  de bénéfices sont cohérentes avec celles figurant sur les sites américains à l’exception de Harmony pour laquelle les analystes US attendent un rebond à 0.45 euros voire 0.67 euros à juin 2007. Je pencherai vers les plus optimistes, on peut même aller bien au-delà de 0.67 euros si le rand recule.
- Je comprends mal pourquoi Anglogold se traiterait à un PER de 40 fois alors que GFI se situe à 24 fois, un tel différentiel demande à être corrigé
- un BPA de .12 E est bien possible pour Drooy à juin 2007. dans ces conditions, le PER n’a aucune raison d’être aussi bas que 14 fois, il pourrait même être le double, ce qui nous amènerait à un cours de 3.5/4 euros encore très inférieur au plus haut de mai 2002, 6 euros


Bon week-end à tous.


Contagion actions ordinaire vers mines

 

Deux facteurs sont mortels pour les mines d’or :

1) une chute prononcée de l’once d’or, phénomène connu sur lequel je ne vais pas m’appesantir
2)un bear market plutôt violent sur les marchés d’actions, le SP500 par exemple

Tour se passe comme si, pris de panique, les opérateurs se délestaient en premier lieu de leurs actions ordinaires (non or) puis, réalisant que les mines d’or sont également des actions, les envoyaient aussi par-dessus bord, ce en dépit d’une once d’or stagnante ou en progression (cas d’école le krach de 1987). Eh oui, La bourse est avant tout question de psychologie collective.

J’ai relevé les différentes périodes durant lesquelles cet axiome (je n’hésite pas à utiliser le mot) se vérifie. Mon site les passe en revue, j’y ai écrit.

On gardera néanmoins garder à l’esprit qu’en dépit de cette corrélation inverse, les mines d’or ne résistent pas dans la plupart des cas à une chute prononcée des actions même si elle s’accompagne d’une hausse ou stagnation de l’once d’or. Ainsi parallèlement aux actions des grandes places, les mines d’or avec quelquefois un décalage ont chuté au cours du 2° semestre 1974, en 1981 et au cours du 1° semestre 1982, en octobre 1987, en juin et juillet 2002 puis au 1° trimestre 2003.


Plus récemment on peut citer le 1° semestre 2002 qui me permet d’illustrer plus précisément le phénomène décrit à l’aide de Drooy

                                   DRDgold       SP500

4 juin 2002                5.88$              1070
29 jul2002                 2.2$                775 (24 juillet en fait)
Puis
9 sep 02                    4.7$                907

Début juin, le Sp500 avait chuté de l’ordre de 6% depuis le début d’année (small beer), on connaît la multiplication par près de 6 fois des cours de Drooy sur la période. Le massacre est venu en juin et juillet (se rappeler de Vivendi Universal) et a suivi sur DRD Gold. Nous avons ensuite assisté à un remarquable rebond de Drooy à l’unisson avec la petite reprise du SP500. Il s’est passé la même chose pour le CAC.

Tout cela est néanmoins cohérent avec la corrélation inverse mines d’or/SP500 ou CAC qui n’est pas de -1 mais est de -0.389 pour le fonds aurifère ASA sur un période allant de 1968 à 2003 (cf lien http://stocks.chez.tiscali.fr/econometry.pdf) suffisamment longue donc significative en termes statistiques. Mieux encore le T ratio est de -4 avec la bourse US contre un T ratio de +12 pour l’once, facteur plus important du prix des mines.

En conclusion, on peut affirmer que les mines montent, quelquefois furieusement, quand l’once progresse et que le marché des actions enregistre une hausse ou une baisse qui doit être LIMITEE mais peut s'étaler dans le temps du genre supplice à la chinoise..


Bon WE à tous.



Correction : une erreur entache mon message du 3 janv 06 >>
Et il est important pour moi de la corriger car je m’efforce d’être crédible au niveau des actions que j’entreprends (posts boursorama compris).

Concernant la sous évaluation persistante des mines sudafs, il ne fallait pas lire

« La marge est encore substantielle, Harmony s’échangeait à 45.7 euros en octobre 2003 et Goldfields (baptisé Driefontein à l’époque) à 30 euros. Le Dow Jones et le CAC ont vu leur valeur multipliée par 6 à 7 fois sur la même période. Still a long way to go. »

Ocotobre
2003 a été confondu avec octobre 1983 soit 20 ans plus tôt. En conséquence le passage devient :

« La marge est encore substantielle, Harmony s’échangeait à 45.7 euros en octobre 1983 et Goldfields (baptisé Driefontein à l’époque) à 30 euros. Le Dow Jones et le CAC ont vu leur valeur multipliée par 6 à 7 fois sur la même période.
Still a long way to go. »

Merci pour votre attention.

 
31 décembre 2005 temps de relever les compteurs, les miens au moins>

Performance de mes actions en 2005, +42% grâce aux énormes performances de Goldfields +62% en 2005 et Harmony +66%. Pas mal (CAC +20% - assurance vie 3 à 4% au mieux) après une année 2004 difficile (chute de 18% de mon portefeuille mines d’or ).

Il fallait donc être placé sur les sudafs en 2005 et non sur les nord-américaines surtout les juniors (exemple Farralon resources -30% qui par ailleurs pourrait retenir l’attention sur 2006).

Pour peu que l’once exprimée en rand sud-africain y mette du sien, 2006 s’annonce a priori bien. Le rattrapage des mines d’or sud-africaines par rapport au reste des actions, conséquence du phénomène de concurrence entre actifs sur le long terme prouvé scientifiquement, devrait continuer à jouer pour notre plus grand bonheur.

La marge est encore substantielle, Harmony s’échangeait à 45.7 euros en octobre 2003 et Goldfields (baptisé Driefontein à l’époque) à 30 euros. Le Dow Jones et le CAC ont vu leur valeur multipliée par 6 à 7 fois sur la même période. Still a long way to go.

 Rapport Pebereau : ma réponse >>>>

http://more.cfinance2000.com/crisis%20welfare%20debut.pdf
suite et fin
http://more.cfinance2000.com/crisis%20of%20the%20welfare%20state.pdf

La classe d’actifs évidemment préconisée par cet article est celle constituée par les valeurs réelles, matière première or et mines d’or.


Excellent réveillon à tous et à l’année prochaine pour de nouvelles aventures aurifères.


 

UPDATE au 20 décembre 2005

 

- Le marché de l’or, des actions et obligations françaises et également de l’immobilier de 1900 à maintenant : mise en perspective oh combien utile

- L’inflation selon Keynes, Lénine et Martin Wolf (superbe chroniqueur au Financial Times)

- DRD Gold et Loraine même combat - Une mine marginale lors du bull market des années 70

- Des prix immobiliers donnant le vertige à Londres (je crains que les banques centrales soient en train de sonner la fin de récréation sur l’immobilier à travers le monde)

- Réformes en France - ce que l’on appelle une majorité en politique

- Une synthèse sur les valeurs d’actifs par les talentueux analystes de Value Line

 

Voilà qu’elles sont les principaux articles et analyses implantés récemment sur mon site. J’aime les lire et les relire et vous en souhaite une bonne lecture.

 

Et comme disait une patron d’IBM du temps de sa splendeur : THINK

 

 

Actions françaises, immobilier et or depuis 1900 cliquer ici

 

Ce graphique exprimé en valeur réel cad déflaté de la hausse des prix est d’une importance capitale. Il est indispensable que vous l’ayez souvent à l’esprit. Il y a bien sur beaucoup à dire. Je me contenterai de souligner que :

 

1)     l’or se caractérise par deux poussées au cours du 20° siècle. Une première de 1936 (arrivée du Front Populaire) jusqu’en 1948. c’est une période notable du fait de fortes poussées inflationnistes, plus particulièrement lors de l’occupation de la France par les Allemands.

 

La sortie de l’inflation d’après guerre en 1948-50 s’est traduite par un effondrement du cours de l’or à Paris et une énorme poussé des actions éreintées depuis 1914 soit 35 ans en dépit de quelques hausses sans lendemain. Cette coïncidence n’est pas le fruit du hasard et illustre parfaitement le phénomène de balancier entre actions et or, les économistes appellent cela la concurrence à long terme entre classes d’actif.

 

2)     je ne vais pas m’appesantir sur la hausse de l’or de 1970 à 1980, c’est un phénomène connu de tous. Je constate une fois de plus après l’année charnière de 1948, qu’un plus haut sur l’or en 1980 a coïncidé avec une reprise des actions qui s’est soldée par un magnifique bull market à la bourse de Paris dont je crains qu’il se soit terminé en septembre 2000 mais l’histoire le dira

 

3)     concernant l’immobilier, deux points me semblent majeurs

 

-          c’est un actif qui a prodigieusement récompensé ses détenteurs depuis 1950, valeur réelle de 25 à maintenant, estimation à 300 soit une multiplication par plus de 10 et en valeur réelle excusez du peu

-          l’examen de la valeur d’un patrimoine immobilier de 1900 à 1950 démontre de façon claire que l’immobilier est un placement comme les autres cad soumis à des amplitudes à la hausse comme à la baisse.

 

De façon générale, je recommande l’achat de sa résidence afin de s’y loger ainsi que sa famille. Néanmoins au cours atteint par l'immobilier (NDLR mai 2008), l'acquisition d'une résidence principale me semble devoir être reculé dans le temps. La rentabilité d’une opération immobilière dans une optique de location me semble compromise même après prise en compte des avantages fiscaux dont une bonne partie est par ailleurs consommée par des commissions diverses.

 

Le graphique suivant est similaire au précédent mais il comprend des données sur les performances du marché obligataire Par marché obligataire, il faut entendre en fait contrats d’assurances vie en euros. cliquer ici

 

Certes ce graphe représente l’évolution de la valeur réelle (hors inflation) du nominal d’une obligation. En toute rigueur, il convient d’ajouter les performances imputables aux coupons versés et réinvestis. Je me suis livré au calcul assez fastidieux, le placement obligataire reste malgré tout bon dernier mais se rapproche de la valeur finale atteinte par l’or sans toutefois l’atteindre.

 

Ces épouvantables performances des placements obligataires en France au cours du 20° siècle proviennent de trois coups mortels qui ont été asséné à ce marché, le premier de 1914 à 1925 (chute de 75% en valeur réelle), de deuxième de 1936 à 1948 (chute de près de 90%) et enfin le troisième de 1965 à 1981 (chute de plus de 60%).

 

« Caveat emptor » comme le disait nos ancêtres « que l’acheteur se méfie »

 

 

Autres mines sud-africaines (cours et dividendes de 1972 à 1992) cliquer ici

 

J’avais eu l’occasion d’évoquer la performance d’une mine, Western Deep durant les années 70. Je complète la série en postant les performances de 4 autres mines, Kloof (intégrée dans Gold Fields) Vaal Reefs (partie d’Anglogold maintenant, St Helena (très généreusement rachetée par Gold fields en 2000, un régal une action St Helena contre une action Goldfields, j’en ai profité) et Loraine.

 

Cette dernière était qualifiée de mine marginale, merci de noter qu’elle était passée de 0.5$ début 1972 à 10$ en février 1974 soit une multiplication par un facteur de 20 en deux ans à peine. Soit dit en passant, DRD Gold est l’action qui  d’un point de vue structurel se rapproche le plus de Loraine à l’heure actuelle (mai 2008).

 

L’autre intérêt de ces graphes est de présenter l’évolution des dividendes versés par ces mines. On observera qu’un actionnaire de Vaal Reef ayant investi en 1976 à moins de 1$ s’était vu servir un dividende annuel en 1980 de 1.2$ cad supérieure à la valeur de son investissement. Il s’agit là d’une caractéristique unique des mines d’or.

 

 

Crisis of the welfare state martin Wolf journaliste au Financial Times cliquer ici puis ici

 

 

Il s’agit de la démonstration la plus convaincante que j’ai pu lire  sur la nécessité au final d’un retour de l’inflation. Je considère cet article comme une icône, un classique.

 

Faute de temps, je vous le commenterai une prochaine fois mais vous soumet ma citation préférée de Keynes :

 

C'était Keynes qui nous avait dit en 1919 que : "Il n'y a pas de moyen plus certain de subvertir la base existante de la société que de débaucher la monnaie. Le processus engage toutes les forces occultes de la loi économique dans le sens de la destruction, et le fait d'une manière que pas un homme sur un million n'est capable de diagnostiquer." C'était Keynes qui prétendait que Lénine avait conclu que "le meilleur moyen de détruire le système capitaliste était de débaucher la monnaie".

 

Le Nobel aime les valeurs d’actifs cliquer ici et ici pour la 2° partie

 

A lire et relire dans la mesure où on y trouve d’importantes considérations sur la gestion de son patrimoine (degré de risque que l’on est prêt à accepter, supériorité des actions sur le long terme, etc).

 

On y trouve la règle de l’age afin de composer son patrimoine, règle que peu de personnes respecte en France.

 

 

Immobilier cliquer ici et ici pour la 2° partie

 

Cet article tiré du Times s’attache à analyser l’évolution du marché immobilier londonien sur très longue période. Il me semble intéressant à publier car les analogies possibles avec le marché Parisien sont très nombreuses. Sur le long terme, le marché Parisien a un peu moins progressé en valeur réelle que le marché londonien et encore cela dépend des quartiers.

 

L’exemple le plus stupéfiant est fourni par le quartier  de Notting Hill où une maison acquise pour 1000 £ en 1952 se négocie maintenant à 1 000 000 £, vous avez bien lu un million de livres. Je plains sincèrement les acheteurs à ce prix là, ils ne s’en relèveront pas de leur vie.

 

Pensions cut by 30%  cliquer ici

 

‘old-age poverty which has almost been eradicated in Europe could come back »

 

« la pauvreté du troisième age qui avait été presque complètement éradiquée en Europe pourrait réapparaître »

 

En dépit de la réforme largement cosmétique de 2003 (idem pour 2008), il faut s’attendre une chute de 30% en valeur de la pension qui vous sera versé lors de votre retraite. Au lieu de se retrouver avec 70% de son salaire final, il faudra se débrouiller avec un taux de remplacement de 50% du dernier salaire. Les hommes politiques qu’ils soient de droite ou de gauche ne pourront pas s’opposer à cette tendance lourde induite par la démographie française. Il s’agit d’un mouvement imparable car tellurique en quelque sorte.

 

J’en conclus qu’un déploiement intelligent de son épargne est plus qu’indispensable afin d’assurer nos vieux jours qui, avec l’accroissement de la longévité, seront plus longs que vous le pensez. De plus  Il ne faut pas non plus croire qu’avec des taux longs à 3.5% avec impôts et taxes et des taux courts à 2.5% on va arriver à quoi que cela soit en matière de croissance de son patrimoine. Une somme de 1 millions d’euros est nécessaire afin de s’assurer d’une rente annuelle de 35 000 euros et cela avant prise en compte des impôts et frais. Les actions doivent être considérées avec un œil neuf par les Français, je n’y peux rien.

 

En politique cela s’appelle une majorité (source D’intignano) cliquer ici

 

Il s’agit de l’un des meilleurs articles que j’ai pu lire concernant la société française, ses contradictions, son incapacité ou son extrême difficulté à évoluer.

 

J’estime que cette étude transcende les clivages politiques. Vous noterez en outre qu’elle n’est pas particulièrement tendre vis-à-vis de la réforme des retraites initiée par Raffarin.

 

Le passage le plus marquant voire déprimant est le suivant, tout y est dit, il n’y a rien à ajouter :

 

« donc 25 millions de français vivent de transferts ou de revenus définis par l’Etat ou l’état providence, pour 19 millions vivant du secteur privé. En politique cela s’appelle une majorité « 

 

On peut également ajouter les propos de notre grand économiste méconnu Frédéric Bastait :

 

« L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. « 

Frédéric Bastiat

 

« Car, aujourd'hui comme autrefois, chacun, un peu plus, un peu moins, voudrait bien profiter du travail d'autrui. Ce sentiment, on n'ose l'afficher, on se le dissimule à soi-même; et alors que fait-on? On imagine un intermédiaire, on s'adresse à l'État, et chaque classe tour à tour vient lui dire: « Vous qui pouvez prendre loyalement, honnêtement, prenez au public, et nous partagerons. » Hélas! l'État n'a que trop de pente à suivre le diabolique conseil; car il est composé de ministres, de fonctionnaires, d'hommes enfin, qui, comme tous les hommes, portent au cœur le désir et saisissent toujours avec empressement l'occasion de voir grandir leurs richesses et leur influence. L'État comprend donc bien vite le parti qu'il peut tirer du rôle que le public lui confie. Il sera l'arbitre, le maître de toutes les destinées: il prendra beaucoup, donc il lui restera beaucoup à lui-même; il multipliera le nombre de ses agents, il élargira le cercle de ses attributions; il finira par acquérir des proportions écrasantes »

 

 

 

Value investing cliquer ici

 

Cette étude sur l’investissement  a été faite par le célèbre cabinet US Value Line. Elle est à lire après avoir consulté l’article « le prix Nobel préfère les valeurs d’actif »

 

 

L’effondrement vécu par les mines d’or durant les années 80 et 90 en fait certainement des valeurs bon marché, des valeurs d’actifs même si cela ne se reflète qu’imparfaitement dans les états comptables. En effet, seule une faible partie des réserves et ressources d’une mine est traduit par les principes comptables en valeur d’actif et est partie intégrante des capitaux propres et donc de l’actif net par action.

 

En effet, les . Même si la statistique a moins de portée après prise en compte des très et trop nombreuses émissions d’actions de DRD Gold depuis l’arrivée en 2000 du nouveau management, DRD Gold représente une valeur d’actif (value play en anglais). Le fait que des titres comme Harmony et Goldfields cotaient plus de 30$ au début des années 80 leur confère indéniablement un statut de valeurs d’actifs en sus de leur caractéristique de valeur refuge.

 

Nul doute que si, à la faveur de la progression de l’once, à la fois en usd et en rand que ce statut de valeur d’actif se doublera d’une valeur de croissance. Ce type de combinaison se traduit par une explosion des cours à la hausse.

 

 

Achevé de rédiger le 18 décembre2005.

 

A SUIVRE ….

 

lien entre cours de l’once et dividendes des mines d’or

Une question a été récemment posée sur le lien, la corrélation  qui existe entre le cours de l’once et les dividendes versés par les minesd’or.

J’ avais fourni la réponse suivante qu’après réflexion (cette question est absolument centrale) je souhaite étayer et illustrer :

« J’ignore cette corrélation mais la suppose positive  
L’observation des marchés haussiers des mines d’or montre sans aucun doute que la hausse de l’once se traduit par une croissance des profits et des dividendes. Lors du bull run des années 70, il y avait de façon générale une multiplication par 4 à 10 des profits distribués entre 1977 et 1980/1983.
C’est d’ailleurs ce qui est reconnu comme étant TRES attirant pour les mines d’or. »

On ajoutera 

- pour le cas des sud-africaines, la croissance de l’once d’or en $ doit également s’accompagner d’une hausse du cours exprimé en rands. L’éprouvant marché baissier de mai 2002 à mai 2005 est là pour nous le rappeler.

- pour ce qui concerne le bull run des années 70, plus particulièrement sa 2° séquence (voir point 1), il est possible de retenir une mine d’or reconnue comme « père de famille » (on me pardonnera cette expression)à l’époque, Western Deep Levels dont la valeur suite à la hausse de l’once que l’on connaît était passée de 6.5$ en octobre 1976 à 65$ en janvier 1983 soit une multiplication par 10 HORS prise en compte des dividendes encaissés sur la période soit environ 30$. Ainsi un « petit malin » investissant 6.5$ en octobre 1976 se retrouvait à la tête d’un montant de 65$+30$ soit un total de 95$ 6 ans après. A l’issue du versement des dividendes de 1979, il avait en cumulé retrouvé son investissement. Y a-t-il quelque chose à rajouter.  Pour visualiser le phénomène, cliquez ici.

- En toute rigueur, il convient d’examiner cette corrélation lors de l’autre bull run historique des mines d’or, les années trente, période du grand krach durant laquelle l’once était passée de 20$ à 35$ (cf tentative de réflation de Roosevelt). Dome mines, maintenant Placer Dome, nous fournit la réponse (cliquer ici).

De début 1929 à 1938, le cours était passé de 4$ à 35$ soit une multiplication par près de 9, c’est d’ores et déjà impressionnant mais lorsque que l’on prend en compte les bénéfices distribués cela devient proprement incroyable. Une actionnaire a touché 13$ soit trois fois sa mise initiale. Hors prise en compte de la fiscalité, il lui aura fallu à peine 5 ans pour toucher autant en dividendes que son investissement initial sans prise en compte de la plus value.

Cette caractéristique très importante des mines d’or joue pour beaucoup dans le caractère hautement attirant d’un investissement dans ce secteur.

Mon postulat de base est que l’histoire et en particulier l’histoire boursière est un perpétuel recommencement lié probablement à des comportements de psychologie collective inhérent à la nature humaine transcendant les ages.

J’ai souvent à l’esprit les mots de Santanaya

"Those who cannot remember the past are condemned to repeat it". « ceux qui ne peuvent se souvenir du passé sont condamnés à le répéter,  le revivre »

Les recherches mathématiques que j’ai eu l’occasion de mener sur les séries statistiques boursières me confortent dans cette conviction. Voir

http://stocks.chez.tiscali.fr/econometry.pdf

Enfin, l’inflation étant à l’heure actuelle à 2.5% contre une moyenne de 8% entre 1977-1983, on ne peut espérer une répétition identique en matière de dividende et rendement de l’action. Dans l’hypothèse d’un bull market, le TIR (taux interne de rentabilité) sur les mines serait probablement époustouflant une nouvelle fois.

Bon week-end à tous.

(1) la chronique avait été la suivante : hausse des mines d’or de janvier 1972 à août 1974 puis sévère consolidation  d’août 1974 à mi 1976  et enfin apothéose jusqu’à octobre 1980

Reste du site (revu et corrigé)

 

 

Comparé au désert qu’étaient les différents sites aurifères de Boursorama en 2000 et 2001, la fréquentation augmente, les volumes sur les mines d’or tant à Paris qu’à New York explosent depuis 4 ans.

 

Harmony est ainsi devenue à décembre 2005 l’une des actions étrangères les plus échangées sur la place de Paris. Cette tendance devrait perdurer voire s’amplifier suite au franchissement par l’or début décembre 2005 de la barre psychologique des 500$ l’once. Je m’en félicite.

 

Il n’est donc pas inutile que je vous communique par le biais de ce site quelques informations sur le marché des valeurs aurifères qui possèdent des caractéristiques uniques dans l’univers boursier.

 

En effet, on ne saurait pas trop insister sur l‘étonnante corrélation inverse du marché de l’or par rapport aux principales bourses (SP500, Nasdaq, CAC). Même si cette corrélation inverse n’est pas parfaite et se détend de temps à autre il faut se représenter une action aurifère non hedgée comme une police d’assurance.

 

On gardera néanmoins garder à l’esprit qu’en dépit de cette corrélation inverse, les mines d’or ne résistent pas dans la plupart des cas à une chute prononcée des actions même si elle s’accompagne d’une hausse ou stagnation de l’once d’or. Ainsi parallèlement aux actions des grandes places, les mines d’or avec quelquefois un décalage ont chuté au cours du 2° semestre 1974, en 1981 et au cours du 1° semestre 1982, en octobre 1987, en juin et juillet 2002 puis au 1° trimestre 2003.

 

Aussi, j’ai sélectionné un certain nombre de mes posts ayant reçus un accueil favorable sur différents forums, graphiques, articles qui vous aideront, je l’espère, à progresser dans la connaissance de ce marché et à vous imprégner de ses potentialités mais aussi ses périls.

 

Bonne visite et bonne chance à tous.

 

 

Commençons tout d’abord par le document suivant :

 

Understanding the gold price (fichier PDF)

 

Cliquer ici

 

Il ne s’agit pas à proprement parler d’une analyse statistique mais plutôt d’une bonne synthèse des facteurs intervenant dans la formation des cours de l’or.

 

Un ensemble de graphiques sur longue voire très longue période concernant l’or, les mines d’or et les marchés boursiers a été regroupé sous le lien suivant.

 

Vous y trouverez entre autre le célèbre ratio once sur dow jones depuis 1890, l’évolution à long terme de DrdGold, Goldfields, Harmony et Cœur d’Alene, le comportement des mines d’or lors du krach des années trente, la façon de calculer le PER du marché et la destinée d’une valeur de croissance déchue, RCA (inventeur de la radio), de 1926 à 1958.

 

Cliquer ici

 

 

Voici maintenant une sélection de posts sur différents forums.

 

 

Posté le 18 mai 2005     

 

Point bas atteint - Il faut être prudent mais je pense >

Qu’un point bas a été atteint sur les sudafs (plus particulièrement Drd gold et Harmony) ces derniers jours. Le catalyseur est bien entendu la chute du rand par rapport au $ ces derniers temps, chute que même les instances politiques Sudafs appellent de leurs vœux, c’est dire. Je leur souhaite d’être servies.

 

En revanche, je serai prudent sur les mines d’or américaines qui, elles, vont souffrir de la revalorisation du dollar imputables à la force de l’économie US et au différentiel de taux courts et longs favorables aux USA.

 

Cdt

 

 

Posté le 6 février 2005   

 

Incroyable, finalement triste que la sortie des résultats >

 

d'Harmony et Goldfields n’aient pas déclenché plus de commentaires que cela sur ce forum.

 

Je vais me dévouais pour une brève analyse financière.

 

Le plus important pour une mine d’or est le « cash operating profit « , le résultat d’exploitation qui lui à la différence du résultat net est rarement pollué par des faits exceptionnels. On peut citer par exemple les honoraires de consultants faramineux du fait de l’OPA sur Goldfields – Quel bonheur cette OPA pour les cabinets d’avocat et autres, c’est les seuls à prendre leur pied à l’heure actuelle mais cela va changer en 2005.

 

Ce résultat opérationnel trimestriel est passé de 133 M rands en sept 2004 à 163 M de rands en décembre 2004 soit le niveau de 2001(1050 M RD en juin 2002 et 950 M RD en septembre 2002). Le point important à mes yeux est qu’il progresse en dépit de l’environnement très défavorable induit par un rand surpuissant.

 

Fort de cette excellente amélioration de l’opérationnel et tous les effets des restructurations en cours (fermeture de mines, limitation des hausses de salaires des mineurs) n’ont pas encore joué, je suis d’avis que Harmony devrait progresser en 2005. Je me fous du moment précis mais constate avec satisfaction une chute du rand depuis quelque temps. On peut se livrer à une analyse analogue concernant Gold Fields et l’incroyable créature qu’est DROOY (Durban Deep)

 

Quand le train partira, il le fera très vite comme d’habitude sur les sudafs (voir mon précédent papier sur les performances de 1993 plus bas). Je vous souhaite d’y être et pas pour quelques misérables actions…

 

http://stocks.chez.tiscali.fr/econometry.pdf

 

posté le 11 novembre 2005     

 

3149 rands par once d’or !!! nous sommes pour ainsi dire à >

La moyenne des cours atteints en 2002, époque où Harmony avait atteint 19 euros et DRD Gold plus de 5 euros. Le reste de chemin à parcourir (moindre pour Goldfields) est encore immense. Il le sera selon mes calculs en 2006 quand l’once franchira les 500 $ et que le marché saluera le retournement des profits avant tout sur Harmony et DRD Gold. Rendez vous est pris pour fin janvier 2006 à moins que la fonction d’anticipation des profits par les opérateurs commence à s’emballer dès maintenant.

 

Mes prévisions pour une once au-delà de 500$.

 

Harmony 14/15 euros contre 9$ maintenant

Goldfields 16 euros

Drooy (DRD Gold) probablement entre 2 et 3 us dollars si les difficultés d’exploitation des nouveaux gisements hors AFS s’atténuent

 

Have fun et bon week-end à tous.

 

Posté le 24 novembre 2005   

 

Possible consolidation dans l’industrie minière >>

Vous trouverez ci-dessous un extrait de l’interview du responsable marketing d’Harmony

 

LINDSAY WILLIAMS: Another subject, there is an awful lot of noise in the gold industry at the moment - I see Placer Dome urging shareholders not to accept the Barrick offer of $9.13-billion, we have got Gold Fields taking over Bolivar. Do you think this sort of activity is going to become heightened in the next few months?

 

FERDI DIPPENAAR: Definitely. I think what we are seeing is that the gold price is high and mines aren’t really making their margins. Share prices are fairly strong. Of course with the overall decline in gold production, and of course a lack of decent discoveries they’ve got to look elsewhere to ensure they have a growth plan, and this is the time. We have always said there will be another round of consolidation in the industry, and it seems to have picked up quite significantly.

 

Il reste peu de mines de taille moyenne dans le monde et encore moins de mines disposant de réserves dignes de ce nom. N’oubliez jamais que dans de nombreux cas comme le dit le proverbe, une mine d’or est un trou avec un menteur au milieu.

 

De part ses caractéristiques géologiques uniques (l’AFS comprend les terrains les plus anciens du monde, plus de 4 milliards d’année), l’AFS serait un terrain de choix pour ces combats.

 

Harmony pourrait être la cible d’une OPA soit d’une mine d’or hors AFS ou d’un des grands groupes miniers (Norilsk, RTZ, BHP Billiton par exemple). Néanmoins je penche plutôt pour DRD Gold (Drooy) qui peut être gobé sans difficultés particulières surtout au cours actuel. Et qu’on ne me parle pas du risque politique en AFS, la plupart des dirigeants de l’ANC a maintenant des participations dans les mines. Quand on a de telles poules aux œufs d’or à surveiller on n’a que peu de temps pour des diatribes marxistes ou bien afin de ponctuellement donner le change.

 

Traditionnellement les OPA en AFS (West rand, Randfontein etc) ont réussi avec des primes de 50 à 100% par rapport aux derniers cours côtés.

 

A bon entendeur,

 

Posté en juillet 2005

 

Très intéressante interview de Doug Casey (voir video sur >>

kitco.com).

 

Il assure que nous sommes dans un bull market séculaire sur les mat premières, l'or et l'argent. La ressource la plus prometteuse est selon lui l'uranium dont le cours va exploser dans la mesure où le monde entier va se remettre à construire des centrales nucléaires (Chine, Inde, USA). Bon à savoir, TOUTES les mines d'or sudafs disposent de gisements d'uranium qu'elles ont cessé d'exploiter il y a 15 ans du fait de la chute des cours.

 

Il affirme que le boom sur les valeurs de mat 1° sera comparable voire plus délirant que le rush sur les valeurs internet en 1999/2000. Logique, ces valeurs ont été méprisées par les investisseurs depuis 1980.

 

A+

 

Posté le 29 novembre 2005   

 

Rappel : la capitalisation boursière de la TOTALITE des >>>>

mines d’or à travers le monde est de l’ordre de celle d’une seule entreprise, IBM soit 140 milliards de dollars.

 

Au niveau mondial, la valeur des actions côtées est de l’ordre de 100 000 milliards de $, le marché obligataire vaut un peu moins.

 

Cela vous donne une idée de la déferlante possible. Et puis comme le disait le grand Doug Casey, pour la plupart des gens (comprendre non initiés aux subtilités des mines d’or) :

 

« a mine is a mines is a mine »

 

Il faut comprendre que lors d’une mania sur les mines, monsieur tout le monde n’a qu’une idée vague des caractéristiques économiques notamment en termes de prix de revient des différentes mines. Il achétera une mine sur la base de son nom et des montants faraminuex iront s’investir dans des mines au flottant dérisoire.

 

Forums or - forum du désespoir ? (posté fin janvier 2003)

 

Un investissement en or et mines d’or ne signifie pas que l’on anticipe nécessairement un environnement économique extrêmement dégradé et la fin de la civilisation (dépression économique, hyperinflation, guerre nucléaire).

 

Pour ma part, je crois volontiers à un retour de l’inflation au delà de 7% dans les 10 prochaines années afin principalement de désendetter TOUS les acteurs économiques et notamment l’état dont la dette gonflera encore afin de faire face aux engagements futurs en matière de retraites.

 

Dans ce contexte, un investissement en valeurs réelles s’impose, pas nécessairement en immobilier car ce type d’actif en France comme aux USA me semble de nouveau surévalué. Mis à part l’or et les matières premières, le choix est très mince.

 

En outre, je tâche de garder de façon permanente à l’esprit le ratio or/dow jones souvent évoqué dans ce forum. Il s’agit d’une statistique absolument déterminante qui a évolué de 1 en janvier 1980 (parité parfaite entre l’once et le dow jones) et plus de 40 mi 2000.

 

Nous sommes à 22 fin janvier 2003 en cours d’atteinte d’un rapport de 15 voire 10.

(Au 1 décembre 2005, nous sommes à un ratio de 21.7.

 

Données fondamentales des mines (posté janvier 2003)

 

Vous trouverez ci-dessous les données fondamentales pour les principales mines régulièrement évoquées sur les forums 12947 ou 13910

 

Dans l’ordre cours récent, PER, ratio cours/actif net, ROE (return on equity) et endettement (ratio dettes/actif net)

 

Données à dec 2005

                                                                                 

Harmony Gold Mining Co.   16.2$  29.8    3.7f     15.6    0.2f                 12.5$

Echo Bay Mines Ltd.                       1.2$    NM      4.4f     -4.2     0.0f                 ND

Gold Fields Limited                         13.8$  19.2    5.ff       34.5    0.2f                 15.8$

Goldcorp, Inc.                                   12.6$  38.3    6.9f     25.3    0.0f                 20.9$

Barrick Gold Corp.                          15.7$  241.1  2.5f     1.1      0.2f                 26.8$

Coeur d'Alene Mines Corp             1.8$    NM      3.3f     -141    1.9f                 4.5$

Hecla Mining Company                   4.5$    NM      5.8f     -30.9   0.2f                 3.7$

 

Instructif non ?

 

Hormis Echo, la mine la plus basse, Coeur d’Alene 1.8$, se trouve être celle qui est la plus endettée, dettes long et moyen terme 1.9 > à son actif net fortement obéré par des pertes (rentabilité des fonds propres fortement négative –141%).  D’après les chiffres Echo en tant que valeur spéculative  semble être meilleur prix que Hecla Mining.

 

Goldcorp a d’excellents ratios ainsi que les sudafs. La rentabilité de Barrick n’est que de 1% principalement  à cause de sa politique de hedges.

 

 

 

LECON DE CHOSE : Durban Deep( Drooy)- le Levier (posté en décembre 2002)

 

 

Je constate que le forum Echo est peuplé ces temps ci par des personnes connaissant manifestement assez peu l’or et plus spécifiquement les mines (où sont passés les anciens ?). J’ai donc décidé de reposter un mémo sur l’effet de levier, phénomène central.

 

Il s’agit d’un mail posté lorsque Durban Deep se traitait vers les 3$, nous sommes à 4.2$ et l’effet décrit ci-dessous a vocation à perdurer.

 

 

« Durban a un coût d’exploitation de 250$ par once. Si on rajoute l’impact des éléments en dessous du résultat d’exploitation (coût des hedges résiduels, dotations aux amortissements, charges financières etc), on doit être vers 280$ par once. Le profit par once est donc de 15% (50 $ divise par 330). Ainsi toute croissance de 10% de l’once d’or se traduit par un profit net allant de 50$ à 80$ soit une hausse de 60%.

 

A ce niveau, je n’ai pas pris en compte l’augmentation de la production (on exploite rapidement de nouveaux gisements, les infrastructures étant prêtes). Disons que l’effet de cette augmentation de la production compense les coûts salariaux supplémentaires.

 

Lorsque le marché réalise qu’une mine valant moins de 5$ va, suite à une hausse de l’or de 10%, voir son profit augmenter de 60%,je puis vous affirmer qu’un effet multiplicateur va jouer. C’est à dire que le cours va progresser d’un facteur de 1.5 (90%) à 3 (180%), tout dépendra de la folie qui va s’emparer des opérateurs.

 

Rajoutons, pour la fine bouche, l’aide apporté au cours par les short sellers, qui, pris de panique, vont racheter leurs positions fébrilement. Ces « poor souls » sont, paraît-il, nombreux sur Durban Deep...

 

A ce niveau, tout le monde se fout comme d’une guigne des effets négatifs de l’augmentation du rand par rapport au dollar. Avec le recul cette réflexion sur la parité de l’once en rands s’est avérée totalement fausse.  La formidable hausse du rand exprimé en dollar à partir de 2002 a eu raison du cours de DRD Gold (alias Durban Deep ticker drooy)

 

J’ignore la configuration du point de vue de l’analyse technique de Drooy, mais les fondamentaux de l’action sont toujours aussi séduisants. Dans le cas d’une hausse du métal, Je la vendrai en dernier.

 

Bien entendu, lors d’une baisse de l’or, l’effet est dévastateur sur les profits. Mais il me semble que Durban a DEJA donné dans ce registre. De 1980 à 2002, son cours est passé de 50$ à 4.2$.

 

Le raisonnement joue de façon plus diluée (coût de production par once plus bas) sur Harmony et Goldfields.

 

NDLR le parcours boursier de DRDgold a été depuis un désastre suite aux multiples erreurs stratégiques de son très médiocre PDG de l’époque, M Wellesley Wood. Le nouveau management serait en train de redresser la situation. Croisons les doigt ….

 

Retournement ; l’exemple de West. Aeras (posté en novembre 2002)

 

Durban Deep est souvent présentée comme une valeur en cours de retournement en termes de profits.

 

Il est donc intéressant de s’informer sur l’impact que peut avoir une telle situation sur le cours boursier d’une action.

 

L’exemple qui me vient à l’esprit est le cas d’une mine d’or sudaf, Western aeras, qui de 1992 à 1994  a connu la plus stupéfiante progression parmi les mines d’or de toute nationalité.

 

Bpa bénéfice par action

 

Cours dec 1992 : 1.80 rand- 0.4$             bpa 0.32 rand soit un per de 6 fois. (6 derniers mois annualisés)

Cours dec 1993 : 42 rands             bpa 2.7 rands soit un per de 16 fois

Cours oct 1994 :  79 rands             bpa 3.2 rands soit un per de 25 fois.

 

Quelques mois plus tard en juin 1995, le cours s’établissait à 42 rands pour un BPA en recul de 25% à 2.4 rands par action.

 

Les résultats trimestriels, vecteurs de cette incroyable multiplication des cours par plus de 40 en 22 mois, se présentaient de la façon suivante :

 

 

en millions de rands                                                            source Mining journal

                                                                                                             Gold service

 

 

                        CA                  resultat                       EPS après

                                       opérationnel                      appropriation

                                                                                  En SA cents

 

Sep 92           107                 1.6                              9

Dec 92           110                 2.7                              7

Mar 93           115                 8.6                              27

Jun 93            135                 21.2                            55

Sep 93           156                 35.2                            94

Dec 93           168                 43.8                            102

Mar 94           138                 14.3                            35

Jun 94            171                 43.4                            67

Sep 94           193                 52.3                            110

 

 

Il faut tout de même admettre que ce type de phénomène est plutôt rare. Néanmoins il met en exergue de façon éclatante le poids fondamental des profits, plutôt d’exploitation que le résultat net au demeurant, dans la formation du cours des mines d’or.

 

perspectives partie 1 (posté en novembre 2002)

 

 

Afin de donner une perspective à tous, j’évoque dans mon prochain post les variations long terme de Blyvoor (fusionné avec Drooy en 1997) et de la plus grande blue chip General Electric.

 

Evolution du cours Blyvvoruitzicht

 

1964 : 4.5$

1972 : 3$

1974 : 18$

1976 : 3.5$

1980 : 31$

1997 : 1 $ (au moment de la fusion avec Durban Deep)

Durban Deep est à l’heure actuelle à peu près au même cours qu’à la date de cette fusion Durban Deep, Blyvoor et Buffelsfontein.

Dec 2005 : 1.4 $

Mai 2008 :  0.9 $

 

Evolution du cours General Electric 1910 – 2002

 

1910 : 1.5$

1929 : 10$

1960 : 30$

1974 : 15$ (50% à peine en 45 ans !)

1981 : 22$

2000 : 720$ (+ haut)

nov 2002 : 300$

dec 2005 : 420$

mai 2008 : 340$ (30$ après prise en compte des divisions de nominal)

 

Performances à long terme des mines d’or

 

Il n’est pas inutile de se pencher sur les performances à long terme des valeurs aurifères. Cela donne une perspective et permet de mesurer les effets de balancier en jeu à long terme.

 

J'ai fait quelques recherches sur Homestake, vieille dame respectable récemment avalée par Barrick Gold.

 

Dec 1953 : 2.6 $

Nov 1971  : 2.75 $

Soit une stagnation de 18 ans. Il a bien fallu cela car Homestake avait traversé le carnage boursier des années trente voire quarante (guerre mondiale et donc inflation) la tête haute en s'offrant le luxe d'exploser à la hausse. Elle avait donc accumulé une avance formidable par rapport aux autres actions éreintées par le krach des années trente.

 

Juillet 1974 : 23$ théorie du ressort (plus on le tend…)

Un passage à vide : juillet 1976 : 8.3 $

La période 1975-1976 fut un massacre pour les mines d'or sudafs clairement dominantes à l'époque.

La paroxysme : oct 1980 43$

Puis ensuite, « all the way down  until » novembre 2000.

 

Elle a été absorbée en 2001a suite par le géant Barrick Gold mais de novembre 2000, l’indice HUI a progressé de plus de 1000 % passant de 40 à 450...

 

J’y étais…

 

Variables importantes en bourse

 

Frustré depuis plus de 20 ans par le flux d'informations contradictoires qui déferlent chaque jour sur nous, Internet n'a rien arrangé bien au contraire, j'ai décidé il y a plusieurs années de me lancer dans l'étude de l'économétrie dans la formation des prix boursiers.

 

L'un des papiers les plus intéressants qu'il m'a été donné d'examiner consiste en un classement des facteurs qu'il convient de considérer dans le choix d'une action.

 

L'échantillon d'actions nécessaire à l'analyse est suffisamment vaste, (plusieurs milliers d'actions du NYSE sur une période allant de 1989 à 1998) pour que les principaux tests statistiques se vérifient.

 

Ce classement repose sur une variable dénommée la T statistic qui mesure l'intensité des relations causales entre deux variables.

 

Dans le cas présent, l'auteur essaye de mettre en évidence la sur ou sous évaluation d'un titre boursier.

 

 

Les trois principales variables explicatives sont :

 

T stat

 

- cash flow yield                     +11.9 rendement du cash flow

-12 month active return         +6.47 croissance des cours 12 mois

-Stock price                           -6.27 cours de l'action

 

La moyenne des 17 facteurs suivants est de 2.62, ils sont donc nettement moins déterminants.

 

Les conséquences de ce classement sont importantes :

 

1) plutôt que de se positionner sur des rendements élevés ou per bas, il faut mieux retenir une société dont le ratio cash flow par action divisé par le cours est élevé. Cela est cohérent avec les recommandations des fondamentalistes. Le cash flow a plus de valeur prédictive que le bénéfice.

 

2) les chartistes trouvent également leur compte dans cette étude. Par effet d'entraînement, la hausse sur 12 mois est un facteur favorable à la poursuite de la hausse. MAIS il est vital de noter que la hausse sur un mois vient en 5 position et est affecté d'une T value NEGATIVE de -5.1. En

effet, les arbres ne montent pas jusqu'au ciel.

 

3) La variable stock price se caractérise par une coefficient négatif de -6.3. De façon outrageusement simplifiée, cela signifie qu'il faut COMMENCER à se méfier quand une action atteint une zone de 25/30 $. A plus de 40$, les espoirs de plus values sont plus que minces.

 

 

Rebouclons sur Harmony, objet de notre attention à tous. Nous sommes à 7$, je pense (humblement) que les 15$ devraient être atteints à moyen terme, dans quelques mois ou en 2003/2004. Cela n'a que finalement peu d'importance quand les placements sans risque sont à 2% avant impôt à

l'heure actuelle.

 

Si Harmony dépasse 30$ dans les prochaines années (retour de l'or à 400-500$ disons- sic ), alors, chers amis et amies, il faudra VENDRE aux nombreux acheteurs qui, alléchés par une couverture insistante sur l'once d'or par TF1 ou ABC au journal de 20 heures, se précipiteront pour nous racheter.

 

En conclusion, je vous livre un commentaire de Keynes sur la bourse et les choix d’actions.

 

"I WOULD RATHER BE VAGUELY RIGHT THAN PRECISELY WRONG"

 

 

Résultats d’Harmony du 1trim 2002 (posté en avril 2002)

 

Harmony vient de sortir ses résultats. Ils sont bons, d'un trimestre à l'autre, je répète pour ceux qui n'auraient pas bien entendu, d'un trimestre à l'autre :

- production en hausse de 12.9% à 20.9 tonnes (quelques éléments exceptionnels, ajout de Free Gold principalement)
- EPS net earning per share +65% à 33 ct
- Operational profits : +87% par rapport au trimestre précédent déjà somptueux

Quelques morceaux choisis dans la présentation:
"Harmony will continue to be unhedged by choice. ..
Harmony has demonstrated that being unhedged has been the smart choice when it came to creating shreholder value. No doubt others will continue to follow." NDLR hello Barrick Gold

"At 8.05 rand to the dollar (rand value compared to $), local producers in SA were the most expensive producers when measured on a cash cost basis. At 11.5 rand to the $, the South african region has become the lowest cost region".
Et pourtant, Harmony est loin d'avoir réalisé les performances d'une valeur comme Barrick Gold par exemple qui est passée de 0.8$ fin 1985 à 20$ en 2002.

Des options sur Harmony sont négociées depuis le 2 avril sur le NYSE. Bonne nouvelle, plus particulièrement si vous éprouvez le besoin de cristalliser des gains (cela suppose que le montant de la prime du put fixée par le vendeur est raisonnable). Pour ma part, cela me semble un peu tôt mais j'y pense.

Examinons le PER : 33 us cent sur le trimestre soit 1.3$ sur 12 mois-cours actuel 15$ disons soit un PER de 11.5 Fois alors que ses perspectives de croissance des profits me semblent encore excellentes.

Je pense que les profits pourraient croître de 15% sur les 5 prochaines années à la faveur de 2 éléments :

- une once d'or en progression de 5% de 2002 à 2007 (382$ l'once en 2007 - Harmony produit une once à 176$ et la vend à plus de 300$ soit une marge de 130$ par once)
- une progression de la production de 5% l'an au cours des 5 prochaines années

Compte tenu de ces caractéristiques et si l'once progresse raisonnablement alors Harmony devrait dépasser les 20$ sous peu et atteindre les 30$ assez facilement. Bien évidemment, cela ne sera pas linéaire but WHO CARES, les taux courts sont à 2% avant impôt.

Bonne soirée à tous.

Risque politique sud-africain (posté en avril 2002)

 

Les Américains ont l’air de considérer le risque sud-africain comme un risque acceptable.

 

Barrick ready for S.African entry – Oliphant

By: Stewart Bailey


Posted: 2002/04/15 Mon 08:18 | © Miningweb 1997-2002


MELBOURNE – Randal Oliphant, the chief executive of Barrick Gold, today (Monday) gave the strongest indication yet that Barrick was steeling itself for a move into South Africa.
Oliphant said Barrick was "encouraged and comfortable" at the prospect of investing in
South Africa. "That doesn't mean we want all our assets over there but it would be a prudent component of our portfolio and it would make a lot of sense," he said. The Barrick chief has already laid firm foundations for the group's foray into South Africa, after meeting with the country's president Thabo Mbeki last year at the World Economic Forum at Davos, ostensibly to discuss investment opportunities.

Speaking at the Australian Gold Conference in Mebourne today, Oliphant said Barrick's view of the region had changed dramatically from its steadfast Afro-pessimism of five years ago. "It's a country we've never been in before, but our ability to participate in
South Africa is greater now than it ever has been, particularly given the portfolio we have built," said Oliphant. He said Barrick's risk profile had improved since its merger last year with Homestake, allowing Barrick to "absorb more political risk".

He said the South African government had made huge political strides in recent years, matched by massive operational and cost improvements by South African gold miners. He said the dramatic devaluation of the South African rand over the past five years had changed the cost landscape of gold operations in the country, making it a more attractive operational hub for Barrick.

"We just haven't been able to find a deal that was sufficiently large to mitigate setting up shop in a new country, but one that was not overly large to change the risk profile of the company," said Oliphant. These comments scotch intermittent speculation that Barrick would merge with South African number one producer AngloGold or rival Gold Fields.

Asked whether he was aware of Avgold's
350,000 ounce a year Target operation in South Africa's Free State province, Oliphant said: "Yes we are aware of Target, but we are also familiar with most of gold deposits in the world."

Avgold has successfully pioneered unique massive mining techniques at Target at depths of over 2,000m. The group is aiming at achieving cash costs below $200/oz. Of particular interest to Barrick, which like most non-South African gold producers shies away from the obvious dangers of ultra-deep hard rock mining, Target has not had a single fatality underground and has the enviable distinction of a relatively small workforce of only 600 staff – none of them unionised.

Avgold is also studying the feasibility of developing the
Paradise deposit, a rich mineralised structure to the North of Target. Chairman Rick Menell has said the group is keen to introduce an equity partner to assist in funding the development of the Paradise. Anglo American owns a 17 percent stake in Avgold and, given the close relationship between Barrick and AngloGold, and the intention of the latter to diversify its production outside of South Africa, there could be room for a deal on Target.

 

Harmony en 1993

 

 

Etudions le comportement d'harmony lors du dernier véritable bull market sur l'or, celui de 1993/1994. Je souligne que ce bull market s'est produit alors que l'inflation restait minime aux USA (3% l'an)

Ce marche haussier avait principalement concerné l'Afrique du Sud largement ignoré lors du précédent bull market de 1986-1987. Ce dernier avait avant tout profité aux actions aurifères australiennes (Normandy mining avait vu son cours multiplié par plus de 15 - j'ai bien dit 15 - entre 1985 et 1987) et dans une moindre mesure US. Pour les fanatiques de mines US et canadiennes, je vous en reparlerai une autre fois.

Harmony en janvier 1993 était côté 0.78£ au London stock exchange après une dégringolade mémorable depuis février 1983, 17.6£ (PER 12 Fois), soit une chute de 96% (le nombre d'actions était resté exactement le même de 1983 à 1993). Le PER en février 1993 était de 23 fois, comparable au PER du SP500 à l'époque.

L'or en 93/94 a progressé de 22% de mars 1993 à septembre 1994, normal l'indice des prix n'avait pas flamblé.

Question , de combien harmony a progressé sur la même période ? 88% (effet de levier 4 fois), 154% (effet de levier 7 fois). Eh bien non, le cours passa de 0.78£ à, tenez vous bien, 6.8£ soit une multiplication par près de 9 pour des bénéfices qui avait doublé. Cela dit on était passé de pertes d'exploitation de
-9 M rand en 92 à des profits d'exploitation sde 45 M Rd à fin juin 1994.

That is what i call an "effet de levier". A ce cours un peu insensé, le PER était de 120 fois.

Conclusion : l'effet de levier d'une mine est vraiment quelque chose de TRES relatif. Il en va de même de la notion de PER.

Quelques éléments de réflexion sur les résultats du 4trim 2001 d'Harmony. (posté en janvier 2002)

 

 

le résultat net passe de 8 ct par action (septembre) à 20 ct par action (trimestre de décembre 2001) soit une hausse de 150%. Plus significatif sur les 8 derniers trimestres à fin sept, il était en moyenne de 6 ct par action soit une hausse de plus de 200%.

2) si l'once d'or se maintient à 270/280 $ par once et que le rand est en moyenne à 11 rands par dollar, alors des bénéfices de 22/25 ct par action peuvent être raisonnablement anticipés sur les 3 prochains trimestres. Nous ressortons alors à un PER de 7 à 8 fois pour une société qui a une capacité de croissance de ses bénéfices > à 10% au cours des 3 prochaines années.
De telles caractéristiques sont presque irrésistibles. En effet, les PER sur les principales places boursières sont trois fois supérieures pour des perspectives de croissance des bénéfices moins bonnes.

3) Bien sur, compte tenu de la récente hausse des cours, +70% depuis début 2001, une forte proportion de la hausse du rand figure dans le cours. En outre, il faut s'attendre à de vigoureuses demandes d'augmentation de salaire de la part des employés. Mais un extrait du rapport trimestriel précise que :

"Should the current conversion of R11.35/$ continue during the march 2002 quarter, this step-change in the R/kg gold price received will result in the company being able to return significantly higher cash operating profit levels compared to the December 2001 quarter"

En d'autres termes, une once d'or au dessus de 310$ se traduirait par un cours supérieur à 15$ (7$ à ce jour)

4) la dépréciation du rand rend économiquement exploitable de nombreux gisements marginaux. On peut donc être rassuré par les capacités de production future d'Harmony.

5) l'acquisition de Randfontein a été remboursée en 2 ans à peine. Proprement incroyable.

6) les pertes latentes sur les opérations de Hedge s'établissent à 53 millions d'USD au bilan. Le profit net du trimestre est de 31 M$. Voici une autre preuve qu'Harmony est un PURE PLAY sur l'or.


Comptes d’Harmony fin 2001

 

Ce courrier fut posté début 2002, époque où Harmony se traitait autour de 7 euros. Elle valait 19 euros cinq mois plus tard …

 

Remarque : ce post visait à apporter la contradiction à une « tradeuse « apparemment de Goldman Sachs profondément baissière sur l’or, l’argent et les mines. Nous ignorons ce qui est advenu d’elle. Peut être a-t-elle été emporté par un appel de marge sur ces ventes à terme d’actions aurifères à l’époque ? Dieu seul le sait.

 

Le fait que l'argent soit au même cours qu'en 1970 doit en fait nous combler tous de bonheur, cela signifie que ce métal présente de considérables perspectives de plus values à moyen terme. Pour ma part, je préfère retenir début 1980 en tant que référence, l'argent se traitait alors à 45$ ou environ 90$ en valeurs réelles (usd de 2001).

Nous sommes donc face à une dépréciation de 95% comparable à celle subi sur une période sensiblement plus courte par deux valeurs que vous mentionnez dans un précédent message (félicitations pour vos profits), à savoir Emulex ticker EMLX , +325% depuis septembre 2001 (je suppose) et Manugistics MANU,+268%. Début janvier 2001, Emulex et Manu cotaient respectivement 110$ et 64$ avant de s'écraser à 8.4$ et 5$ en septembre 2001.

Compte tenu de l'autisme constaté parmi les commentateurs financiers en matière d'actions auriféres, ll faudra quand même que quelqu'un se dévoue pour souligner que les ADMIRABLES performances des mines sud-africaines par comparaison au carnage vécu en 2001 par de nombreux investisseurs malheureux.

- Harmony +65% depuis le 1° janvier 2001
- Gold Fields +48%
- Durban deep +120%

L'année 2002 sera probablement erratique mais "The only way is up" compte tenu de l'effondrement du rand et des cours atteints dans le passé (Durban Deep cotait plus de 40$ en 1980 contre 1.3$ à l'heure actuelle).

Pour les plus frileux, j'insisterai sur le caractère de Hedge des valeurs aurifères vis à vis du risque actions (c'est encore une fois admirablement vérifié en 2001) et obligations. Il est préférable de souscrire les polices d'assurance quand les primes sont basses.

Cordialement.

Réactualisé au 25 mai 2008-05-25

 

Buylow
buylow1@gmail.com pour me joindre